À 88 Ans, Robert Redford Brise le Silence et Révèle Enfin l’Identité de l’Unique Amour de sa Vie : Une Épopée Intime Faite de Triomphes et de Larmes
Il est de ces légendes hollywoodiennes dont le simple nom évoque une époque dorée, un charisme magnétique et un talent brut. Robert Redford n’est pas seulement un acteur primé, un réalisateur visionnaire ou le fondateur du plus grand festival de cinéma indépendant au monde. Derrière les personnages iconiques qui ont forgé sa carrière, de l’aventurier de “Out of Africa” au journaliste tenace des “Hommes du Président”, se cache un homme d’une vulnérabilité désarmante, dont l’existence a été traversée par des amours vertigineuses et des tragédies d’une cruauté indicible.

Pendant des décennies, le public a scruté, fantasmé et spéculé sur les relations intimes de cet homme farouchement secret. Des mariages de longue durée, des idylles très médiatisées avec les plus grandes actrices de son temps, et de profondes blessures enfouies derrière un sourire énigmatique… Qui a réellement su conquérir le cœur de ce monstre sacré du cinéma ? Aujourd’hui, à l’aube de ses 88 ans, Robert Redford a choisi de baisser la garde. Avec la sagesse que seul le temps peut offrir, il se confie enfin sur celle qui a tout bouleversé, celle qui s’est imposée comme le véritable grand amour de sa vie. Mais pour comprendre la puissance de cette révélation, il faut d’abord plonger dans les tumultes d’un destin exceptionnel, marqué par la quête incessante de sens, de justice et de paix intérieure.
Le Premier Chapitre : La Jeunesse, les Rêves et l’Ancrage d’un Premier Mariage
L’histoire sentimentale de Robert Redford prend racine bien avant que les lettres d’Hollywood ne s’illuminent pour lui. À la fin des années 1950, l’Amérique ne connaît pas encore ce jeune homme blond au regard perçant. Redford est alors un esprit bohème, un artiste en devenir, rentrant tout juste d’un voyage initiatique et formateur en Europe. Il cherche sa voie, naviguant à vue dans une existence pleine d’incertitudes mais bouillonnante d’ambition créative.
C’est à cette époque charnière, alors qu’il se cherche encore, qu’une rencontre va venir ancrer sa vie. Il croise le chemin de Lola Van Wagenen. Lola n’est pas une simple amourette de jeunesse. C’est une jeune femme d’une intelligence rare, dotée d’une ambition intellectuelle féroce et d’une curiosité insatiable. Ce qu’elle perçoit chez Redford dépasse largement la simple apparence physique qui fera plus tard chavirer des millions de spectateurs. Elle voit sa profondeur d’âme, son esprit libre, et surtout, ce désir brûlant de bâtir un avenir différent. La connexion est magnétique, immédiate, foudroyante.
En 1958, animés par la fougue de la jeunesse et une confiance inébranlable en leur amour, ils décident de s’unir. Leur mariage est à leur image : simple, discret, loin de tout artifice. La cérémonie intime se déroule chez la grand-mère de Lola. Ils sont deux rêveurs impénitents, convaincus qu’ensemble, ils peuvent défier le monde et construire une vie riche de sens. Mais le destin, souvent impitoyable, allait leur imposer la plus terrifiante des épreuves.
La Tragédie Fondatrice : Une Douleur Ineffaçable
La vie semble pourtant leur sourire lorsqu’en 1959, ils accueillent avec une joie immense leur premier enfant, un petit garçon prénommé Scott Anthony Redford. La famille commence à prendre racine. Mais cette parenthèse enchantée va se refermer avec une brutalité insoutenable. À peine deux mois après sa naissance, le nourrisson est emporté par le syndrome de mort subite.
Pour le jeune couple, c’est l’effondrement total. Une tragédie inimaginable, un gouffre émotionnel qui vient pulvériser tous leurs espoirs et leurs projections. Redford, l’aventurier indépendant, se retrouve confronté à la fragilité effrayante de l’existence. Cette douleur viscérale, il ne s’en remettra jamais totalement. Elle creusera en lui cette gravité, cette faille invisible que l’on retrouvera plus tard dans bon nombre de ses interprétations à l’écran. Lola, jeune mère foudroyée, est tout aussi dévastée. Les premiers pas, les premiers mots, les rires dans le jardin… tout leur a été arraché en une fraction de seconde.
Pourtant, c’est dans les abysses de ce deuil, qui menaçait de les consumer entièrement, qu’ils vont trouver la force inouïe de survivre. En se soutenant mutuellement, leur lien se cimente dans la douleur partagée. Déterminés à faire triompher la vie sur la mort, ils donneront naissance à trois autres enfants : Shauna Jean en 1960, James en 1962, et Amy en 1970. Chacun d’entre eux héritera de l’étincelle créative et de l’engagement viscéral de leurs parents. Mais pendant que la famille s’agrandit et se consolide, une autre force, tout aussi écrasante, s’apprête à bouleverser leur équilibre : la gloire hollywoodienne.
L’Ascension Fulgurante et l’Érosion d’un Mariage
Les années 60 et 70 propulsent Robert Redford au firmament. Il devient le visage incontournable de l’Amérique idéalisée. De “Butch Cassidy et le Kid” à “L’Arnaque”, en passant par le bouleversant “Nos plus belles années”, chaque film est un triomphe, chaque rôle le hisse un peu plus au rang d’icône intouchable. Mais le mythe a un prix exorbitant.

L’industrie du cinéma est une machine vorace. Les tournages aux quatre coins du globe, les tournées promotionnelles interminables, la pression constante des studios, tout cela éloigne inexorablement Redford de son foyer. Lola, qui avait été la pierre angulaire de sa construction personnelle, doit apprendre à composer avec l’absence chronique de son mari. Cependant, il serait profondément injuste de la réduire au simple rôle d’épouse délaissée attendant dans l’ombre d’une star. Lola Van Wagenen est une femme d’action et de substance. Elle reprend ses études, décroche des diplômes en histoire, et s’impose comme une militante écologiste de premier plan, bien avant que la cause environnementale ne devienne un sujet mondial.
Pendant des années, le couple lutte âprement pour préserver son édifice. Ils ont survécu au pire, bâti une famille magnifique et partagé des triomphes intellectuels et militants. Mais au début des années 1980, le fossé devient impossible à ignorer. Redford est dévoré par ses ambitions. Il n’est plus seulement acteur il réalise, il produit, et fonde le Sundance Institute, un projet titanesque qui aspire toute son énergie. Leurs trajectoires, autrefois parallèles, divergent.
En 1985, après près de trente ans de vie commune, Robert et Lola prennent la douloureuse, mais nécessaire, décision de divorcer. Il n’y a ni fracas médiatique, ni trahisons sordides, ni cris, ni haine. C’est le constat lucide de deux êtres humains qui ont grandi ensemble, mais qui réalisent qu’ils doivent désormais continuer à grandir séparément. Redford ne cessera jamais de rendre hommage à Lola. Elle restera sa première partenaire véritable, la femme qui l’a soutenu lorsque personne ne croyait en lui, celle avec qui il a traversé les plus grandes tempêtes de sa vie.
Les Idylle Hollywoodiennes : Une Quête de Sens dans le Tumulte
Le divorce propulse Robert Redford, alors âgé d’une cinquantaine d’années, dans une réalité qu’il n’avait plus connue depuis très longtemps : le célibat, sous les projecteurs aveuglants d’un Hollywood qui le considère comme le sex-symbol absolu de sa génération. Mais Redford n’est pas un homme de conquêtes futiles. Il cherche la profondeur, l’intelligence, la résonance des âmes.
Les années qui suivent sont rythmées par des relations avec des femmes fascinantes et accomplies, révélant chacune une facette de sa propre quête émotionnelle. Il vit une romance ardente avec l’actrice brésilienne Sônia Braga. Rencontrée à la fin des années 80, Braga est une icône sensuelle et charismatique du cinéma international. Leur relation est fondée sur une profonde admiration artistique et un amour viscéral de la culture, mais elle s’essouffle rapidement, victime de leurs emplois du temps incompatibles et d’attentes divergentes.
Plus tard, il est charmé par l’actrice suédoise Lena Olin. D’une grande sensibilité et d’une intelligence remarquable, Olin attire Redford par sa substance et sa complexité. Mais la difficulté de conjuguer deux carrières au sommet, couplée au besoin maladif d’intimité de l’acteur, rend la pérennité de leur histoire impossible.
En 1990, il entame sa relation la plus durable depuis son divorce, avec Kathy O’Rear. Une femme de l’ombre, évoluant dans les coulisses de l’industrie du cinéma. Loin de la frénésie des tapis rouges, ils bâtissent une vie discrète, ancrée dans la nature et la simplicité. Pourtant, malgré cinq années de bonheur partagé, le mariage ne se profile jamais. Redford hésite, redoute de reproduire les schémas du passé. En 1995, ils se séparent d’un commun accord, avec bienveillance.
La soixantaine approchant, Robert Redford a accumulé les expériences, les joies éphémères et les leçons de vie. Il ne cherche plus l’excitation d’une romance passionnelle de jeunesse. Il cherche l’évidence. Une âme qui comprendrait intimement son amour pour la nature, sa passion pour l’art indépendant, et son engagement pour la planète. Il ne le sait pas encore, mais la femme de sa vie gravite déjà dans son orbite.
La Révélation : Sibylle Szaggars, L’Amour Ultime et Apaisé
C’est à la fin des années 1990 que le miracle se produit. Robert Redford fait la rencontre de Sibylle Szaggars, une artiste peintre d’origine allemande, profondément engagée dans la cause écologique. Elle est l’antithèse absolue des actrices avec lesquelles il a pu évoluer. Sibylle n’a que faire d’Hollywood, des paparazzis ou du statut de légende vivante de Redford. Elle est une femme libre, ancrée dans la terre, passionnée par la beauté brute du monde et la préservation de la nature. C’est précisément cette indifférence à sa célébrité qui fascine immédiatement l’acteur.
Leurs chemins se croisent au cœur du Sundance Mountain Resort, ce refuge sauvage et préservé que Redford a bâti dans l’Utah. Les premières discussions sont légères, mais portent déjà sur l’essentiel : l’art, la philosophie, le climat. Sibylle avouera plus tard qu’elle ne connaissait que très vaguement la filmographie du géant américain. Avant leur premier véritable rendez-vous, elle loue discrètement quelques-uns de ses films, non pas pour l’admirer comme une groupie, mais pour tenter de saisir la psyché de l’homme qui se cachait derrière l’écran.
Lorsqu’ils se retrouvent à table, une chose extraordinaire se produit : Redford ne parle pas une seule seconde de cinéma, de sa carrière ou de ses succès. C’est une bouffée d’oxygène inespérée pour lui. Enfin, il se trouve face à quelqu’un qui le regarde, qui l’écoute, et qui le perçoit non pas comme “Robert Redford la superstar”, mais simplement comme “Robert”, un homme avec ses doutes, ses convictions et ses fragilités.
L’amour qui naît entre eux est d’une nature radicalement différente. Il n’est pas consumé par les flammes d’une passion destructrice ou par les angoisses de la médiatisation. C’est un amour construit sur la paix, le respect intellectuel, et une vision commune du monde. Sibylle devient son port d’attache, son refuge absolu. Elle comprend son besoin vital d’indépendance autant que sa soif de stabilité. Elle l’accompagne dans ses combats écologiques, le soutient dans ses créations, et lui offre cet espace de sérénité qu’il a cherché toute sa vie.
En 2009, après plus d’une décennie de vie commune, l’évidence les pousse à franchir le pas. Ils se marient à Hambourg, en Allemagne, dans la plus stricte intimité. Pas de magazines people exclusifs, pas de faste obscène, aucune démonstration de richesse. Juste un serment prononcé devant ceux qui comptent vraiment. Pour Robert Redford, ce mariage est bien plus qu’une alliance c’est l’aboutissement d’une vie de recherche. “Elle m’a offert une toute nouvelle vie”, déclare-t-il aujourd’hui avec une émotion palpable. Sibylle est l’amour de sa vie, la partenaire intellectuelle et spirituelle qu’il n’espérait plus trouver.
Ensemble, ils transcendent leur union amoureuse pour en faire une force militante. Ils fondent “The Way of the Rain”, une organisation à but non lucratif qui fusionne l’art contemporain, la musique et la sensibilisation au changement climatique. Leur amour devient une œuvre utile pour le monde. Mais la vie n’en avait pas fini avec les épreuves tragiques pour la famille Redford.
La Tragédie Frappe Encore : La Perte Insupportable de James
L’année 2020 marque le retour d’une douleur innommable. Le 16 octobre, James Redford, le fils tant aimé de Robert, décède tragiquement à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer des voies biliaires lié à une maladie du foie contre laquelle il luttait depuis longtemps. Pour un père de 84 ans, survivre une seconde fois à l’un de ses enfants est une abomination cruelle, une douleur qui défie les mots.
James n’était pas seulement un fils aimant il était le collaborateur, le partenaire créatif et l’héritier idéologique de Robert. C’était un documentariste brillant, un homme profondément bon, dévoué à mettre en lumière les grandes causes de notre époque : la dyslexie, la nécessité des énergies propres, les dangers des substances toxiques. Ensemble, père et fils avaient fondé “The Redford Center”, un incubateur de talents pour les cinéastes engagés, prouvant que le cinéma documentaire pouvait être une arme redoutable pour éveiller les consciences.
Perdre James est un coup d’une brutalité inimaginable. La blessure originelle de la perte de Scott en 1959 se rouvre, béante et sanguinolente. Aucun parent ne devrait avoir à prononcer l’oraison funèbre de son enfant. Dans cet abîme de désespoir, Sibylle prouve qu’elle est bien plus qu’une épouse : elle est le roc, le pilier indestructible sur lequel Robert Redford s’effondre pour mieux se relever. Elle tient sa main dans les silences terrifiants du deuil, l’épaule, et l’empêche de sombrer définitivement. C’est grâce à cette présence salvatrice, et à la certitude intime que l’héritage de James devait survivre, que l’acteur trouve la force surhumaine de continuer à avancer. Il comprend alors que l’impact d’une vie ne se mesure pas seulement au nombre d’années vécues, mais à l’empreinte de bonté et de justice laissée sur cette terre.
Un Héritage Monumental et la Paix Retrouvée
Aujourd’hui, alors qu’il approche des 90 ans, Robert Redford regarde en arrière avec la sagesse d’un homme qui a tout connu. Sa carrière restera à jamais gravée au Panthéon de la culture mondiale. De ses triomphes d’acteur sous la houlette de Sydney Pollack à la consécration de son talent de réalisateur avec l’Oscar obtenu pour le poignant “Des gens comme les autres” (Ordinary People, 1980), son empreinte artistique est colossale. Mais plus grand encore est son apport à la culture indépendante. Avec le Festival de Sundance, il a démocratisé l’art cinématographique, offert un mégaphone inespéré à des milliers de voix marginales et bouleversé durablement l’industrie.
Officiellement retraité des plateaux de tournage depuis son élégante révérence dans “The Old Man & the Gun” (2018), il a choisi de tourner son regard vers l’avenir, un avenir qui ne concerne plus sa propre gloire, mais la survie de la planète et le bien-être des siens. La quête frénétique d’approbation publique est définitivement apaisée.

L’aveu qu’il formule aujourd’hui sur Sibylle Szaggars vient clôturer magnifiquement cette épopée humaine. Reconnaître, à son âge, que c’est une artiste allemande arrivée tardivement dans son existence qui représente l’amour ultime de sa vie, est une déclaration d’une grande poésie. C’est la preuve éclatante que le véritable amour ne réside pas nécessairement dans l’embrasement incontrôlable de la jeunesse ou dans les passions hollywoodiennes hautement inflammables. Le véritable amour se trouve dans la paix, la complicité, le soutien inconditionnel face à l’horreur des deuils, et la volonté de bâtir ensemble un projet porteur de sens.
Robert Redford, le golden boy rebelle, l’activiste obstiné, le père endeuillé, le mari aimant, a fini par trouver son havre de paix. Une vie extraordinaire, marquée au fer rouge par la tragédie et auréolée de succès interplanétaires, qui trouve sa plus belle résolution non pas sous les applaudissements d’un public conquis, mais dans le regard apaisant de la femme qu’il aime. Une leçon de vie, d’humilité et d’espoir.