Héritage Hallyday : “Jamais il n’a voulu déshériter ses gosses” – La bombe à retardement de Jean-Marie Périer qui accable Laeticia
C’est une phrase qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà bien assombri de l’affaire Hallyday. À 85 ans, Jean-Marie Périer, figure incontournable de la photographie française et ami intime de Johnny Hallyday pendant plus d’un demi-siècle, a décidé de briser l’omerta. Et ses mots, prononcés avec la force de l’évidence, n’épargnent personne. “Johnny a marqué sur un testament qu’il renie deux de ses gosses. Je ne le crois pas. Il ne fait pas ça avec ses gosses. C’est pas possible.” Une déclaration choc, sans filtre, qui remet au centre du débat la question la plus brûlante de ces dernières années : le Taulier a-t-il été manipulé au crépuscule de sa vie ?
Le poids d’un témoignage incontestable
Pour mesurer l’impact de ces révélations, il faut comprendre qui est Jean-Marie Périer. Loin des paparazzis avides de scandales, Périer est l’homme qui a façonné l’image visuelle de toute une génération. Fils biologique d’Henri Salvador, élevé par l’acteur François Périer, il plonge dès 16 ans dans l’univers de la photographie. Sa carrière explose dans les années 60 avec le magazine “Salut les copains”. Il immortalise les Beatles, les Rolling Stones, Françoise Hardy, Jacques Dutronc et, bien sûr, Johnny Hallyday. Sa fameuse “photo du siècle”, réunissant 46 vedettes du yéyé en 1966, l’a fait entrer dans la légende.
Mais au-delà de la pellicule, une véritable fraternité s’est nouée entre le photographe et le rockeur. Périer n’était pas qu’un œil derrière l’objectif, il était un confident. Témoin au mariage de Johnny et Sylvie Vartan, il les a même accompagnés lors de leur voyage de noces ! Pendant 50 ans, il a partagé les triomphes, les doutes, les amours et a vu grandir David et Laura. Cette proximité exceptionnelle lui confère aujourd’hui une légitimité absolue. Quand Jean-Marie Périer parle, ce n’est pas de la spéculation, c’est l’histoire vécue qui s’exprime.
“Jamais il ne s’est dit qu’il allait déshériter ses gosses”
Le 5 décembre 2017, la France pleure son idole. Périer, lui, pleure un ami. Mais le deuil intime est rapidement balayé par la tempête médiatique : le testament américain, qui déshérite totalement David Hallyday et Laura Smet au profit exclusif de Laeticia. Un document qui foudroie la nation et que Périer observe d’abord avec un “malaise grandissant”. Après de longs mois de silence respectueux, il lâche enfin ce qu’il a sur le cœur en 2019 : “Il est un peu fautif sur ce coup-là. Il aurait pu régler les choses avant… C’est sinistre.”
Mais c’est la suite de son propos qui fait l’effet d’une déflagration. Périer affirme, droit dans ses bottes, que Johnny n’a jamais nourri l’intention de rayer ses aînés de sa vie et de son héritage. “Jamais il ne s’est dit qu’il allait déshériter ses gosses. Ça je n’y crois pas.” Pour celui qui a vu la tendresse du père pour ses enfants, c’est une aberration absolue. Johnny aimait David, “celui qui marchait dans ses pas”, et Laura, “sa fierté”. Si l’homme n’était pas un père parfait, souvent absent, il était un père aimant. La conclusion de Périer est alors glaçante et limpide : si Johnny n’a pas pris cette décision, quelqu’un l’a prise pour lui, ou l’a manipulé pour qu’il la prenne.
L’ombre des courtisans et le mur du silence
Fils du sérail, Jean-Marie Périer connaît les coulisses du showbiz mieux que quiconque. Il connaît le rôle toxique des “courtisans”, ces flatteurs qui isolent les stars pour mieux en profiter. “Je connaissais toutes les attitudes, tous les trucs”, confie-t-il. Et c’est précisément ce scénario qu’il décrit pour les dernières années de Johnny. Une idole encerclée, coupée de ses véritables amis, enfermée dans une bulle étanche.
Ses déclarations font écho aux témoignages troublants de nombreux proches. Eddy Mitchell, Pascal Obispo, Sylvie Vartan… tous ont décrit un “Johnny gouroutisé”, un ami devenu injoignable, protégé par un mur invisible. Périer lui-même s’y serait heurté. Des rumeurs tenaces, que le photographe n’a jamais confirmées mais qui nourrissent sa conviction, évoquent un Johnny diminué, sous l’emprise de lourds traitements contre le cancer, incapable de discernement. Dans ce contexte de vulnérabilité extrême, la thèse de la manipulation prend une ampleur terrifiante. La stratégie d’isolement aurait eu un but précis : éloigner tous ceux qui, comme Eddy Mitchell ou Sylvie Vartan, auraient pu s’opposer à cette folie testamentaire et lui dire : “Non, tu ne peux pas faire ça à tes enfants.”
La mémoire confisquée : L’accusation silencieuse
Au-delà de l’héritage financier, c’est la gestion de l’héritage moral qui révulse Jean-Marie Périer. En 2022, il dénonce la marchandisation de l’icône Hallyday : “Cette bataille d’héritage abîme l’idée que les gens avaient de lui… Tout ce qui se passe aujourd’hui trahit son esprit.” Johnny était généreux, il voulait que sa vive. Aujourd’hui, tout est contrôlé, verrouillé, et la mémoire est instrumentalisée.
Périer pointe du doigt la monumentalisation de Johnny, à l’image de cette statue devant Bercy qu’il juge “ridicule”, en accord avec Eddy Mitchell. Johnny détestait les statues et la mise en scène muséale. Mais Laeticia a choisi de construire un mythe commercialisable. Pire encore, Périer se sent personnellement effacé de cette mémoire officielle. Lui qui possède des milliers de clichés inédits, intimes et vrais, n’a jamais été consulté pour les expositions. La raison ? Ses photos montrent un Johnny trop authentique, en décalage avec la version policée que l’on tente d’imposer. “On écarte les témoins gênants, ceux qui connaissaient trop bien Johnny pour accepter les mensonges.”
La vérité pour seule boussole
À 85 ans, retiré de la frénésie parisienne, Jean-Marie Périer n’a rien à prouver et rien à gagner. S’il parle, c’est mû par une exigence morale. Son propre traumatisme d’enfant rejeté par son père biologique, Henri Salvador, résonne douloureusement face à la spoliation symbolique subie par David et Laura. “On leur a volé le droit d’être reconnus comme les enfants de Johnny. Un père ne fait pas ça à ses gosses, jamais.”
Les mots de Jean-Marie Périer sont une accusation sans appel, bien que toujours formulée en filigrane. Il ne prononce pas le nom de Laeticia de manière frontale, mais l’insinuation est assourdissante : Johnny n’a pas déshérité ses enfants, Laeticia l’a fait. Ce témoignage, gravé dans le marbre de l’histoire, continuera de hanter la légende Hallyday. Car Périer n’était pas n’importe qui. Il était l’œil qui a su voir la vérité derrière l’idole. Et cette vérité, il refuse de la laisser s’éteindre.